Le grenier de mes épaules

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dimanche, octobre 21 2007

Une expérience sur les préjugés

Comme dit, je viens d'arriver dans un autre monde, à Rennes et, ici, je ne connais personne, je peux donc me livrer à une expérience ma foi très interessante : les préjugés.

Je sors d'un bled (Strasbourg) où si de loin je ne connais pas tout le monde, mon entourage malgré tout ne se renouvelle pas beaucoup. C'est à dire qu'il est constitué toujours des mêmes personnes et les quelques personne qui s'y rajoutent parfois correspondent toujours au même profil (indescriptible par ailleurs ..., mais quand même pareil).

Ici je ne sais pas qui deviendra un copain ou non, mais en fonction de ce que je peux imaginer des gens au premier contact je peux me faire une idée d'eux. Et c'est là ou commence mon expérience, le jour où je connaitrai ceux dont je fait la description maintenant je pourrai peut-être infirmer ou confirmer mon premier jugement.

"Oui, bla bla c'est pas bien de juger les gens tout ça tout ça", mais on peut dire ce qu'on veut on emet toujours même si ce n'est qu'un petit avis sur une personne au premier contact !

Pour les gens qui ont retenu mon attention, j'ai pu remarquer (attention à partir de maintenant je rentre dans le cliché qui se vérifiera ou non) le jeune se voulant anticonformiste "couche tard et lève tard" rebel contre toute la société en posant des actions mais jamais des propositions d'améliorations ou de solutions à part si peut-etre des grands phrases du genre "à bas Sarkozy" ... pas très constructif et pis bon ca ressemble au genre de gars qui se donne une contenance avec plein de révoltes dans sa tête mais ce n'est que pour finalement se conformer aux autres comme lui. J'ai aussi l'image de la jeune femme nombriliste à mort, qui quant elle est au tableau avec d'autres gens, il faut que l'on ne regarde qu'elle, qui sourit colgatement, qui a la démarche et le caractère bruyant. tout pour se faire remarquer c'est ça. Allez on rentre dans le préjugé ! Surement une enfant unique qui doit avoir l'habitude d'être au centre de la conversation, il faudra vérifier le nombre de "moi je" dans une de ces discussions :). Pis le troisième, le type tout seul qui ne se mèle pas à la population, ou parce qu'il sont trop jeunes, ou parce qu'il est trop timide. Qui dès qu'il discute avec le peu de personne qu'il a sous la main, parle de ses révoltes ou juste de sa vie, ce qui n'est finalement pas très utile, qui lui aussi essaie de centrer la conversation autour de lui, enfin plutot qui ne cherchera pas forcément à ce qu'on parle de lui, mais qui lui parlera de lui.

M'enfin bon stoppons ce premier test ici, on verra ce que ça donnera dans l'avenir.

samedi, octobre 13 2007

L'exclusion et les étudiants : première manif'

L'histoire nous a toujours été transmise selon une chrnologie qui nous semble évidente : on part du plus vieux pour aller vers le plus récent, partant du fait que chaque cause à une conséquence et que la cause est forcément antérieure à sa conséquence.

Même si je comprends cette méthode, ce n'est pas ainsi que je commencerai : je vais vous parler de quelque chose que j'ai vu aujourd'hui, auquel j'ai même participer de manière peu active cependant.

Mais reprenons l'histoire au début.

Nouvel habitant sur Rennes, je ne connais personne, personne ne me connait, sauf Ayda bien entendu (mais qui est-ce ? héhé).

On me disait de Rennes, que c'et la ville où il y a le plus de mouvement étudiant, que c'est la ville où tout bouge qui a pour habitude d'être la base des manifestations de mécontentement, surtout quand cela part des étudiants (cf les débuts des manif' Anti-C.P.E. d'il y a quelques années).

Et cela se vérifie, en à peine deux semaines, j'ai eu la joie de recevoir déjà quelques flyers qui m'invitent à venir me battre aux cotés des révoltés contre la loi sur l'autonomie des universités, contre notre très cher roi de France (sic), qui m'invitent aussi à venir participer aux assemblées générales des syndicats les plus extrèmes (les-mêmes dont je garde un très mauvais souvenir de Strasbourg ...).

J'en reçois un qui tout particulièrement fait echo avec un évenement que j'ai déja vu dans mon Alsace : une jeune fille étudiante d'A.E.S. à Rennes, originaire de l'Archipel des Comores du coté de l'île d'Anjouan (donc sous la houlette de l'Union des Comores) et mariée à un français de Mayotte (donc l'île d'en face) va être expulsée de la métropole. Mina, va devoir partir pour rentrer dans son hypothétique "chez elle". Sauf qu'elle se trouve dans un sacré sac de noeud, en effet elle a pu partir des îles grâce à de "faux papiers" délivré par le gouvernement en place là-bas. Arrivé en France, elle dénonce ce traffic d'identités qui sévit dans cette archipel, et qui est tenu par les dirigeants du pays, dirigeants qui ont gardé le pouvoir illégalement (à priori, ils l'aurait gagner une fois aux élections, puis auraient décidé de ne plus refaire d'élection ...)(note 1). Résultats des comptes, elle se retrouve accusée de haute-trahison contre les autorités du gouvernement dans son pays.

Jusque là ca va (bah oui elle est en sécurité sur la terre fraçaise accueillante et chaleureuse), sauf que notre gouvernement la déclare en état d'illégalité, (bah oui elle a pas de papiers vu qu'elle même est venu déclarer que les siens était des faux ... ) et décide de son sort en ce moment, la question est simple : charter ou pas charter. Et ça ce n'est que le premier problème.

Maintenant envisageons le pire des cas, elle est reconduite à la forntière vers Anjuan, là où elle est accusée de haute-trahison ... vous voyez le tableau ?

Mais pourtant-elle a 23 ans, et mariés à un français, et à moins d'attache à Anjuan (où il n'y a plus ses parents) qu'en France ... tout cela est très logique ...

Une mini-mobilisation a eu lieu aujourd'hui, organisée par des types que je devinais être du Sud et de l'U.N.E.F. (qu'est ce qu'il m'inssuportais ces gens à Strasbourg ...) : on s'est retrouvé à faire un sitting devant la préfecture de police, les gens on jeté leur carte d'identités au sol en s'affirmant donc sans-papiers. En gros, nous avons demandé à nous faire enfermer comme les autres, mais pas de résultat ...

Faut-dire que cette manif' n'avait pas l'air très organisée, d'autant plus que le jour d'aujourd'hui n'était pas un jour "clef" et qu'on était au grand maximum 150.

M'enfin même si les moyens sont ce qu'ils sont, l'objectif restent le même : eviter d'abord à cette étudiante d'être renvoyer dans son "pays" et dans un contexte plus large protesté contre ces abominations que Sarko et son gouvernement arrive à nous faire avaler.

"Beaucoup de petites bouchées passent mieux qu'une grosse"

Gilles

Les papiers-jetés : le français au sol

Les tirades

Note 1 : Voici un article qui a été diffusé par l'A.F.P. que j'ai trouvé sur le blog de Halidi à l'adresse suivante , qui décrit un peu l'état d'esprit la bàs.

Crise d’Anjouan :

Formation d'un gouvernement "de libération d'Anjouan"



MORONI - Le président de l'île comorienne d'Anjouan nommé fin avril par le pouvoir fédéral, Kaambi Houmadi a formé un gouvernement "de libération", selon un décret publié jeudi, alors que cette île autonome est de fait dirigée par le colonel Mohamed Bacar.

Le gouvernement est composé de sept ministres, qui résident tous en Grande-Comore, île comorienne voisine d'Anjouan, selon le porte-parole de ce gouvernement, Arbabidine Mohamed. "Notre objectif, c'est la libération de l'île d'Anjouan par tous les moyens", a-t-il expliqué à l'AFP. "Nous allons laver l'affront et le déshonneur faits au chef de l'Etat (comorien Ahmed Abdallah Sambi) dans cette affaire", a declaré pour sa part à l'AFP M. Houmadi.

Anjouan appartient à l'Union des Comores, archipel de l'océan Indien composé de trois îles autonomes (Anjouan, Grande-Comore et Mohéli).

La création du "gouvernement de transition et de libération d'Anjouan" est le dernier épisode dans le conflit entre Anjouan et le pouvoir fédéral. La situation s'était sérieusement dégradée fin avril avec la nomination, par le président comorien Sambi, d'un président intérimaire à Anjouan: Kaambi Houmadi.

Cette nomination était intervenue à l'expiration du mandat de cinq ans du président d'Anjouan, M. Bacar, et peu avant les élections des présidents des îles en juin.

Le colonel Bacar avait rejeté cette nomination, sans contester le fait que son mandat expirait. Dans la foulée, des affrontements avaient opposé début mai à Anjouan l'armée comorienne et la gendarmerie de l'île, loyale à M. Bacar. Au moins deux personnes avaient été tuées.

En juin, M. Bacar avait été réélu, lors d'un scrutin non reconnu par le pouvoir fédéral ni l'Union africaine (UA), et avait formé dans la foulée son gouvernement. Depuis, les relations entre les autorités centrales et l'homme fort d'Anjouan sont excécrables.

Les autorités de l'Union des Comores ont salué jeudi la formation du gouvernement "de libération d'Anjouan". "Je salue le sacrifice de ces patriotes qui visent à libérer l'île d'Anjouan de ceux qui ont pris l'île en otage", a déclaré à l'AFP le porte-parole du gouvernement de l'Union, Abdourahim Said Bakar. "A titre personnel, je ne peux que me réjouir du fait que des patriotes comprennent que ceux qui ont pris en otage l'île d'Anjouan n'ont aucune légitimité", a-t-il ajouté.

De son côté, un porte-parole de M. Bacar, Mohamed Abdou Madi, s'est refusé à tout commentaire.

AFP / 09 août 2007 18h43

Note 2 : En bonus, on peut voir les faits des autorités françaises et leurs méthodes si ... honnètes ..., voici un article tiré de "l'Express de Madagascar" en date du 04/09/07

Ezidine doit retourner aux Comores

Ezidine est papa d’un enfant français à la Réunion. À 24 ans, Saïd Mohamed Ezidine Saïd Hassane aurait préféré rester à la Réunion, auprès de son fils. Mais la préfecture en a décidé autrement : comme son dossier n’est pas complet, il a été arrêté mercredi dernier, et devra quitter le territoire le 4 septembre au matin. Direction définitive : Moroni Ce jeune Comorien, arrivé comme étudiant, aurait pourtant préféré rester à la Réunion, auprès d’un fils français qu’il a reconnu en 2006. "J’avais un titre de séjour d’étudiant, en règle. J’ai juste voulu changer de statut, pour pouvoir travailler et m’occuper de mon fils". La préfecture lui demande de remplir un dossier pour lequel il doit fournir un certificat de nationalité française du bébé. Ce document s’obtient auprès du tribunal. Mais la réponse à son dossier lui arrivera d’une bien étrange manière. "Mercredi, des policiers sont venus me chercher. Ils m’ont d’abord dit que c’était une simple formalité. Puis ils m’ont placé en garde à vue, puis en centre de rétention administrative". Devant le juge, son avocate obtient une assignation à domicile : le jeune homme, qui estime n’avoir rien à se reprocher, peut rentrer chez lui. Du moins, jusqu’à mardi matin.

JIR